Espace - Bruit
Le cadre de références réglementant
l’espace ainsi que le niveau de bruit autour des éoliennes en Wallonie est
particulièrement favorable aux promoteurs.
Dans les pays anglo-saxons la distance minimale éolienne-habitation
varie de 1 à 2 mile (1,6 km à 3,2 km)
En Europe la distance minimale exigée
tourne aux environs de 1500 m. Parfois
elle descend à 800 m. L’OMS demande 1500
m. En Wallonie la distance minimale est
de …350 m. Alors là, je dis bravo aux
promoteurs et autres lobbyistes de l’éolien parce que à ma connaissance il
s’agit là d’un record mondial.
Mais là dedans que deviennent les
riverains, ceux qui n’ont rien demandé et dont l’habitation se trouve entre 350
et 1500 m de l’éolienne. Et bien c’est
très simple : tant pis pour eux : ils n’avaient qu’à ne pas se
trouver là.
On
pourrait dire : mais qu’est-ce qu’ils font là ces emmerdeurs.
Partout on applique le principe de
précaution mais chez nous ce serait plutôt le principe de la négligence car on
sait pertinement bien qu’il y a des problèmes beaucoup plus loin que les 350 de
la Région Wallonne. On peut deviner les
conséquences sur le bruit.
A ce sujet je voudrais vous lire le témoignage d’un médecin de Bourcy
près de Bastogne.
Témoignage Bourcy
Ce médecin a vu s’implanter, depuis
novembre 2010, un parc éolien en activité qui comporte des machines de 150
mètres. La plus proche à 600 m de son habitation, 6 autres s’échelonnant de 850 à 1150 m.
Le bruit émis est continu, harassant, usant, perturbant et en désaccord avec les bruits naturels.
La perception de ces bruits provoque des insomnies et ce malgré la pose de vitrage antibruit dans la chambre. Se reposer sur sa terrasse ou dans son jardin implique une énergie afin de supporter ces bruits. On peut les comparer au passage continu d'avions avec en plus les basses fréquences ressenties.
Ces bruits provoquent aussi de
l'énervement , de la perte d'appétit (pour certains en tous cas), et un
questionnement sur notre situation de vie et de travail (Partir ou rester).Tout
cela engendre une déstabilisation des individus.
Le permis délivré impliquait une étude
d'incidence a la fin de la construction. Or après 6 mois de fonctionnement,
toujours rien. Une mesure réalisée en
mars donnait + de 40 db a 22h30. !!!!!!!!!
Au-dessus des normes légales déjà très conciliantes.
Je rappelle aussi que je ne suis pas contre l'énergie verte mais pour les éoliennes seulement en off-shore. Les nuisances sonores sont bien dramatiques pour ceux qui les subissent. Sans parler du gâchis des paysages et des effets stroboscopiques. Ne vous leurrez pas si on vous parle du cadre de référence. ce cadre n'est pas contraignant. Et à Bourcy, ce cadre n'est pas respecté dans plusieurs de ces points. »
Je rappelle aussi que je ne suis pas contre l'énergie verte mais pour les éoliennes seulement en off-shore. Les nuisances sonores sont bien dramatiques pour ceux qui les subissent. Sans parler du gâchis des paysages et des effets stroboscopiques. Ne vous leurrez pas si on vous parle du cadre de référence. ce cadre n'est pas contraignant. Et à Bourcy, ce cadre n'est pas respecté dans plusieurs de ces points. »
VA 27juin 2011 publie un complément à
ce témoignage : « J’ai perdu
9 kg depuis janvier. On ne dort plus, on ne vit plus. Les nuits sont
atroces. Je suis obligé de dormir sur le dos parce que les basses fréquences
produites par les éoliennes m’empêchent de fermer l’œil. Ca bourdonne dans
l’oreille si je dors sur un coussin. » Un autre effet désagréable est
l’effet stroboscopique provoqué par le coucher du soleil derrière une éolienne.
Les pales coupent frénétiquement la lumière, ce qui provoque une gêne
considérable. Quand il y a du
soleil, on a actuellement cet effet pendant près de 20 minutes ».
L’épouse du médecin confirme les
propos. « On a l’impression qu’un avion vole en continu au-dessus de nos
têtes, c’est insupportable, on ne sait plus quoi faire ! »
Ce médecin généraliste a finalement dû déménager. Il est parti s’installer en France.
Des témoignages comme celui-ci il y en a beaucoup et nous
avions demandé à un habitant de Couvin
de vous faire part de vive voix de son expérience actuelle. Il n’a malheureusement pas pu venir ce
soir. Je le regrette.
Sa maison est située rue de l’Argoulet dans une vallée à +/- 600 m de l’éolenne de Couvin. De sa maison il ne voit pas l’éolienne mais
le bruit qu’il entend quand le vent est dans une direction défavorable est
assourdissant. Ses enfants croyaient qu’
un avion tournait en permanence au-dessus de la maison. En fait il y a là un problème de répercussion/amplification du bruit dans la vallée et il en résulte un bruit
totalement hors norme. Cela n’avait
évidemment pas été prévu ni même envisagé par l’étude d’incidences qui s’est
basée uniquement sur les données des constructeurs.
J’attire votre attention sur ce point parce que la situation
de Macon est très comparable à celle de l’Argoulet : une vallée à peu de
distance des éoliennes et que de plus l’étude d’incidence n’a absolument pas
pris en considération l’influence du relief sur le niveau de bruit. Elle s’est basée uniquement sur les données
normalisées des fournisseurs d’éoliennes.
En tout cas, si vous étiez favorables aux éoliennes, je vous invite
instamment à exiger une étude plus poussée sur l’impact sonore réel des éoliennes sur Macon.
C’est ce qu’on appelle le principe de précaution.
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